A Tribe Called Red

A Tribe Called Red

Originaires d’Ottawa, les producteurs et DJ autochtones (Cayuga et Odjibwe) d’A Tribe Called Red créent un son véritablement unique qui a l’effet d’une bombe sur la scène électronique et la culture club mondiale.


Si vous êtes une personne autochtone et que vous vivez dans un pays colonisé par la force, vous vous voyez trop fréquemment sous-représenté ou mal représenté, voire carrément, systématiquement dévalorisé et attaqué. Il est difficile de se trouver des modèles positifs et de se forger une identité positive. C’est dans ce contexte qu’a émergé le collectif de DJ canadien A Tribe Called Red, une porte d’entrée moderne vers la culture et le vécu autochtones contemporains qui en célèbre toutes les facettes et toute la complexité.


Tourné vers l’avenir, sans perdre de vue son passé, ATCR chevauche un large éventail d’influences musicales qui trouvent leurs bases dans le hip-hop moderne et les percussions et chants traditionnels des fêtes pow-wow, croisées à une production électronique d’avant-garde de styles variés. ATCR, qui réunit Bear Witness et 2oolman, a d’abord été créé en 2008. Le groupe fait partie d’une nouvelle génération d’artistes qui, aux côtés d’Idle No More, un mouvement renouvelé de défense des droits autochtones, ont un fort impact culturel et social au Canada.


Inspirantes et inclusives, les soirées Electric Pow Wow, produites par A Tribe Called Red tous les deuxièmes samedis du mois, ont acquis le statut d’institution au Club Babylon d’Ottawa. Au club et à leurs concerts, une foule de Canadiens autochtones (terme englobant les peuples des Premières Nations, les Métis, les Inuits et 631 autres nations) se mêle aux militants de causes sociales, aux passionnés de musique et à tous ceux qui cherchent une fête géniale et un lieu sûr où se rassembler. Tout le monde s’entasse sur la piste pendant que Bear Witness projette des images de stéréotypes autochtones tirées de films, de dessins animés et autres média dans un nouveau contexte politique et que des danseurs autochtones mélangent les styles b-boy et traditionnel.


Grâce à l’esprit positif du groupe et à son éthique de travail soutenue, son message s’est propagé à l’échelle mondiale et l’a emmené en tournée en Australie, en Europe, au Mexique et aux États-Unis.


Ce n’est pas un hasard si la voix du militant, poète et musicien autochtone John Trudell est la première qu’on entende sur We Are The Halluci Nation, troisième opus du groupe — ATCR le considère comme l’ancêtre de ce mouvement. De nombreuses collaborations ponctuent l’album : la star hip-hop Yasiin Bey (anciennement Mos Def), Saul Williams, l’artiste visuelle et musicienne colombienne Lido Pimienta, les musiciens autochtones de Black Bear, Tanya Tagaq, le groupe aborigène australien OKA, ainsi que la chanteuse suédoise samie Maxida Marak.
Le collectif s’est produit sur des festivals nord-américains de premier plan tel que Coachella, Bonnaroo, AfroPunk, Osheaga et au festival de jazz de La Nouvelle-Orléans, pour ne nommer que ceux-là. En 2014, ATCR s’est fait connaitre du grand public en devenant le premier groupe autochtone à remporter le prix de la Découverte de l’année au gala des Juno (Victoires de la Musique canadiens).Il a aussi figuré sur la longue liste du prestigieux prix de la musique Polaris en 2012 et 2013. Également en 2013, son premier album s’est classé dans le top 10 des meilleurs albums du Washington Post.


A Tribe Called Red encourage l’inclusion, l’empathie et l’acceptation mutuelle entre toutes les races et identités sexuelles au nom de la justice sociale. Ses membres croient qu’il revient aux personnes autochtones de définir leur identité, et ce, d’après leurs propres critères. Si vous partagez cette vision, vous faites déjà partie de l’Halluci Nation.


« We are the Halluci Nation. »

MUSIQUE : 30-31 août + 1 septembre 2019
RIGOLE : 2 septembre 2019
Billets à partir de 29,75$ en vente dès maintenant

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